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À table avec Raymond Loewy

De Raymond Loewy (1893-1986), on connaît : les locomotives carénées de la Pennsylvania Railroad, les bus Greyhound, le paquet de Lucky Strike, trois modèles de Studebaker… Son nom est tellement associé à « l’American Way of Life » qu’on lui attribue même souvent (à tort) la célèbre bouteille en verre de Coca-Cola.

Ce qu’on connaît moins en revanche, c’est son travail dans le domaine de la porcelaine pour quelques manufactures européennes de premier plan : Rosenthal à Selb (Allemagne), Bernardaud et Raynaud à Limoges. L’exposition « De terre et de feu », que l’on a pu voir cet été à Limoges, permettait justement de (re)découvrir l’essentiel de ces créations.

Né en France dans une famille française, Raymond Loewy émigre aux Etats-Unis en 1919, à l’âge de 26 ans. Il travaille d’abord comme dessinateur de mode puis fonde son agence de design en 1930, après que l’industriel britannique Sigmund Gestetner lui a demandé de revoir l’apparence d’un modèle de duplicateur. Au début des années 60, son agence compte jusqu’à 250 collaborateurs, et les produits signés de son nom infiltrent pratiquement tous les domaines de la vie quotidienne des Américains. Considéré par certains comme l’un des fondateurs du design industriel (lorsque d’autres, surtout en Europe, continuent de le voir comme un simple « styliste » commercial), Loewy est très souvent associé au Streamline, ce style emblématique des années 30, issu de l’aérodynamisme, qui enveloppait tous les produits fixes ou mobiles (des automobiles aux réfrigérateurs ou aux récepteurs radio) dans une enveloppe profilée.

Pour les industriels, le nom de Loewy était synonyme de succès commercial. Lui-même considérait que la finalité du design était de vendre, et écrivait, dans une lettre adressée au New York Times : « Il n’est point de ligne plus belle que celle de la progression des ventes ».

 

Raymond Loewy et Philip Rosenthal à l’usine de porcelaine Rosenthal de Selb, autour du service de table Form E, 1952. Photo : Rosenthal AG, Selb.

 

Rosenthal

C’est dans cette convergence de vues que s’inscrit le début de la collaboration entre Raymond Loewy et Philip Rosenthal Jr. En 1950, celui-ci rejoint l’entreprise fondée par son père 70 ans plus tôt. La manufacture avait été « aryanisée » en 1934 et confisquée à la famille en 1937. Après des négociations de rétrocession, il prend la direction de la publicité de l’entreprise puis, deux ans plus tard, celle du design produit. Avec un objectif : restaurer la position de Rosenthal sur la scène internationale en introduisant des formes modernes et en débarrassant la vaisselle de table de sa valeur patrimoniale et héréditaire. À ses yeux, celle-ci doit devenir quelque chose qu’on renouvelle, au même titre que n’importe quel objet domestique soumis aux fluctuations de la mode. En ligne de mire, bien sûr, le marché américain, sur lequel les ventes de l’entreprise se sont effondrées. Dans cette entreprise, Raymond Loewy apparaît bien sûr comme le partenaire idéal : la collaboration va durer de 1952 à 1961.

La première forme à voir le jour est le service de table Form E, née de la rencontre entre Philip Rosenthal et Richard S. Latham du bureau Raymond Loewy de Chicago. Ce dernier travaille depuis 1948 à la conception d’un service de porcelaine pour Easterling, les grands magasins américains de vente par correspondance. La fabrique pressentie pour le produire ayant échoué dans la réalisation technique, Latham se met à la recherche d’un autre fabricant. La rencontre des deux hommes marque le début d’une longue collaboration. Form E (comme Easterling), variante de la forme en poire traditionnelle, est produite à Selb-Plößberg à partir de 1952.

 

Service de table 2000, de Raymond Loewy. Manufacture Rosenthal, Selb, 1954. Photo : Rosenthal AG, Selb.

 

L’année suivante, deux autre projets seront développés : les formes Continental (baptisée Exquisit en dehors des Etats-Unis) et Undine, cette dernière ayant été produite par Johann Haviland, filiale de Rosenthal. Mais c’est sans conteste le service Form 2000, avec son principe de double cône aux lignes énergiques, qui rencontrera le plus grand succès. Disponible en 165 décors, il sera commercialisé de 1954 à 1977, avant d’être réédité de 1984 à 1990. En 1961, il représentait pas moins de 65% du chiffre d’affaires de la toute nouvelle Studio-Linie, qui allait devenir cette prestigieuse collection de vaisselles contemporaines conçues pour Rosenthal par quelques-uns des plus grands artistes et designers des 50 dernières années.

Bernardaud

Il faudra encore attendre de longues années avant que les porcelainiers de Limoges commencent à s’intéresser au design. En 1962, un autre héritier, Pierre Bernardaud, reprend les rênes de l’entreprise familiale, lui aussi convaincu que le succès passe par un renouvellement des formes. Dix ans plus tôt, Raymond Loewy a fondé à Paris la Compagnie de l’esthétique industrielle (CEI), à laquelle on doit notamment le logo des biscuits LU, celui de New Man et la bouteille de javel La Croix.

 

Service Ariès, de Raymond Loewy. Manufacture Bernardaud, Limoges, 1967. Photo : Bernardaud.

 

Sollicitée par Bernardaud, la CEI conçoit en 1967 le service Ariès, le premier service contemporain en porcelaine de Limoges. Celui-ci se caractérise par le mélange de lignes courbes et d’angles aigus, illustré par des anses de forme carrée à l’extérieur et ovale à l’intérieur. Ariès remporta le succès escompté. Il a été récemment réédité pour la boutique du musée Bernardaud à Limoges.

 

Pierre Bernardaud et Raymond Loewy autour du service de table Ariès. Photo : Bernardaud.

 

Raynaud

Le dernier service signé Raymond Loewy présenté sur le parcours de l’exposition « de Terre et de feu » est à bien des égards exceptionnel : il s’agit de celui commandé par Air France pour le service à bord du Concorde.

 

Service Air France, de Raymond Loewy. Manufacture Raynaud, Limoges, 1975.

 

Raymond Loewy et la Compagnie d’esthétique industrielle sont en effet chargés de concevoir l’aménagement intérieur du Concorde, ce qui comprend les différents éléments du plateau-repas : les verres, qui seront réalisés par la Verrerie et Cristallerie de Souvigny, les couverts, par Bouillet Bourdelle et enfin la porcelaine, confiée à Raynaud après que les autres porcelainiers ont abandonné devant l’ampleur des problèmes techniques posés par la fabrication.

Le cahier des charges imposé par Air France relève en effet de la gageure. Au-delà d’un impératif d’élégance et de fonctionnalité (les mets sont organisés en « séquences » modulables : froide, chaude et sucrée), le service est soumis à des contraintes de poids, de volume, de solidité et de prix qui exigent de la part des fabricants de véritables prouesses techniques. Raynaud sera même amené à mettre au point, spécialement pour cette production, une machine à coulage sous pression par gravitation. Après de multiples prototypes, les plats carrés aux angles arrondis conçus par Loewy voient finalement le jour. Le service « Concorde » est présenté officiellement au siège d’Air France en décembre 1975.

Loewy or not Loewy ?

Quelle fut la part exacte de Raymond Loewy dans la conception de ces différents services ? Le designer étant connu pour avoir toujours signé de son seul nom les créations de ses agences, elle est difficile à établir. Une lettre adressée par Richard S. Latham (Directeur du Design du bureau Loewy de Chicago) à Philip Rosenthal permet toutefois de s’en faire une idée. Faisant référence à une esquisse de Loewy pour le modèle 2000, il conclut : « … he had done it with almost one stroke of his pen, sort of instant genius ».

Bibliographie :

Raymond Loewy, un pionnier du design américain. Coll. Monographie, Editions du Centre Pompidou, Paris, 1990

De terre et de feu. L’aventure de la céramique européenne à Limoges (catalogue de l’exposition). Editions RMN, Paris, 2010.

La porcelaine signée Raynaud, Limoges. Éditions de la Martinière, Paris, 2009.

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Les capteurs de rêves de Géraldine de Beco

Le chat, le loup et l’oiseau. Bols en porcelaine, de Géraldine de Beco. Photo: G. de Beco

Jubilatoire. C’est le premier mot qui me vient à l’esprit pour qualifier le projet de Géraldine de Beco, Le chat, le loup et l’oiseau. Un projet dont on saisit immédiatement l’intention, qui s’impose comme une évidence. Trois objets face auxquels on se dit « mais bien sûr », tout en admirant la créativité qu’il a fallu pour les concevoir. Les plus communs des objets du quotidien, réinterprétés dans une synthèse parfaite entre leur usage et le moment auquel ils sont associés ou plutôt, l’état psychologique de celui qui les utilise à ce moment précis.

De quoi s’agit-il ? Une série de trois bols en porcelaine, aux volumes généreux. Blancs et lisses à l’extérieur, ils sont émaillés de couleurs vives à l’intérieur, et dotés d’un relief qui évoque un paysage de montagne ou le drapé d’une statue antique. Une fois les bols remplis (de café, de chocolat ou de lait), ce relief dessine à la surface du liquide la silhouette d’un animal : un chat, un loup ou un oiseau. Autant de créatures qui semblent échappées d’un songe nocturne et qui continueraient de nous hanter pendant les premières heures du jour, ce moment d’éveil où la rationalité n’a pas encore repris tous ses droits sur notre imaginaire de dormeur.

Quand on porte le bol à la bouche, les silhouettes s’animent, tremblent et se déforment. Après quelques gorgées, elles ne sont plus qu’un souvenir. Quand le bol est vide, l’image s’est dissipée, comme se dissipent les rêves à la faveur de nos rituels matinaux. D’autres pensées nous assaillent : la journée commence.

Bol-oiseau et bol-loup. Photo: G. de Beco

On pense à cet aphorisme de Lao-tseu : « On façonne l’argile pour en faire des vases, mais c’est du vide interne que dépend leur usage ». Dans ce vide interne, Géraldine de Beco concentre à la fois l’usage et le décor, à moins que le décor ne participe justement à l’usage, en transformant le bol en capteur de nos humeurs matinales. Conçu en 3D, le projet exploite (en le détournant) le registre formel de cette technologie, tandis que la porcelaine lui apporte sa délicatesse et renforce sa poésie : un bien heureux mariage.

Ce n’est donc pas une surprise si Le chat, le loup et l’oiseau a reçu en juin dernier le troisième prix du Concours International de Création en Porcelaine organisé par la mairie de Limoges. Lancé en mars 2009 avec l’objectif de « promouvoir la création et l’innovation propres à la porcelaine de Limoges », ce concours a permis à 9 candidats présélectionnés sur dossier de réaliser leurs œuvres dans le cadre de résidences d’artistes au sein des manufactures de porcelaine partenaires. C’est ainsi que Géraldine de Beco a rejoint à l’automne de l’année dernière les ateliers Bernardaud, séduits par son projet. Au terme d’un patient travail de mise au point et de prototypage, ses trois bols ont été exposés cet été sur le parcours de l’exposition De Terre et de Feu, l’aventure de la céramique européenne à Limoges.

Les retardataires disposent encore d’une petite semaine pour aller les admirer in situ, l’expo se clôturant le 26 septembre. Pas de panique cependant, Bernardaud ayant choisi de les éditer, « Les bols de Géraldine » (le nouveau titre de la série, en clin d’oeil au nom qu’avait pris le projet dans les ateliers) sont visibles depuis quelques jours dans les boutiques du porcelainier limougeaud.

Recherche autour du volume de la paroi extérieure (bol-chat). Photo: G. de Beco

Comme il est plutôt rare d’éprouver un enthousiasme aussi spontané, immédiat et durable face à un objet de designer, j’ai eu envie d’en savoir un peu plus sur son auteur. Géraldine de Beco a très gentiment accepté de me parler de la gestation de son projet, et de sa résidence chez Bernardaud. Une expérience qu’elle n’est semble-t-il pas prête d’oublier…

Le décor et la méthode de conception

Géraldine de Beco : « j’avais à cœur de travailler sur un motif figuratif et de l’intégrer dans un scénario. Traditionnellement, dans les arts de la porcelaine, c’est la surface des objets qui sert de support aux décors, peints ou sérigraphiés. Une figure en relief peut également jouer un rôle décoratif ou fonctionnel, comme couvercle ou poignée par exemple.  Avec ces bols, c’est le contenu qui révèle le décor, qui prend forme dans le regard du spectateur. Le motif est comme absorbé dans la matière. Le thé, le chocolat, les zébrures du café, du lait, la mousse… viennent ensuite dessiner l’animal. »

« J’avais envie de travailler sur le registre de formes que l’on peut générer quand on travaille en 3D. Parfois, quand on fait une fausse manip en construisant un objet, un volume surgit, une forme impossible, « sauvage » et totalement virtuelle qui n’existe que dans cet univers de 3D. C’est en général assez énervant mais en même temps, ça peut être très beau et assez drôle. À un moment, j’en avais gardé quelques-unes, un peu comme une collection de fleurs parasites. Avec ce projet, j’ai essayé de me réapproprier ce type de vocabulaire formel, en « détournant » le logiciel pour voir ce que je pouvais en ressortir. Au-delà du jeu de l’apparition des silhouettes, la 3D permet de donner à l’intérieur des bols ce relief plissé, comme un drapé. »

« Le travail dans l’atelier a ensuite donné une autre dimension à ce travail du volume. Là, j’ai pu voir, toucher, évaluer autrement et faire encore évoluer le relief. Il ne s’agissait pas simplement de donner corps à la 3D. »

Reconstitution par tranches, à partir de la 3D, du volume du bol-oiseau. Photo: G. de Beco

El sueño de la razón…

G. de B. : « En imaginant ce projet, j’ai toujours eu en tête, je crois, cette gravure de Goya de la série des Caprichos, El sueño de la razón produce monstruos, où l’on voit émerger, derrière un personnage endormi, tout un bestiaire fantastique et inquiétant. L’idée de départ du projet, qui est de voir cette espèce de forme surgir dans le vide quand on n’est pas très bien réveillé, m’a fait penser à cette gravure. C’est vrai que ça ne correspond pas forcément à l’image joyeuse, colorée du résultat final… En fait, c’était vraiment une idée lointaine, dont je gardais une impression assez stimulante, même si un peu inquiétante. J’aime l’expression claire et placide du grand lynx couché derrière le personnage et j’avais en mémoire sa silhouette en dessinant le chat qui apparaît dans le bol. »

La résidence à Limoges chez Bernardaud

G. de B. : « J’ai travaillé chez Bernardaud en plusieurs séjours, entre septembre 2009 et juin de cette année. Aller travailler là-bas, ça a été une expérience unique. On m’a laissée complètement libre de me promener dans toute la manufacture et dans l’usine d’Oradour-sur-Glane, de discuter avec les gens, de voir le travail en train de se faire. C’est vraiment surprenant le nombre de personnes qui travaillent sur un objet, le nombre d’interventions que demande un objet, même apparemment très simple. C’est le quotidien de toutes les personnes qui travaillent là-bas. Mais on répondait très volontiers à toutes mes questions. On sent aussi qu’il y a une certaine fierté à travailler chez Bernardaud, c’est assez marquant. J’ai adoré cette expérience. Je me suis même dit à un moment qu’il fallait que je tempère un peu mon enthousiasme, sinon on allait me trouver un peu folle ! »

A gauche: Assemblage des parties du modèle du bol-loup (en bosse). A droite: Réalisation du modèle du bol-loup (en creux). Photo: G. de Beco

L’atelier de modelage

G. de B. : « J’ai travaillé essentiellement dans l’atelier de modelage. C’est un peu de là que tout part. C’est là que sont réalisés les moules, les formes, les plâtres. J’ai découvert cette matière, le plâtre, qui est absolument extraordinaire. J’ai appris à couler et à travailler un plâtre. Dans plusieurs projets que j’ai dessinés jusqu’ici, il y avait souvent des formes fluides, un peu organiques, et c’est vrai que le modelage se prête assez bien à ce genre de registre formel. »

« Quand je suis arrivée, j’avais des connaissances assez générales sur le travail de la porcelaine, sur sa mise en œuvre, et je ne savais pas si je pourrais mettre la main à la pâte. Et puis je me suis mise au travail, et j’ai pu participer à la fabrication de l’objet, au-delà du travail de dessin, sous le regard attentif du chef d’atelier qui est vraiment quelqu’un d’extraordinaire. Les gens qui travaillent dans cet atelier ont un savoir-faire, un regard, une précision… J’ai vu des choses incroyables passer dans l’atelier, des pièces d’une très grande complexité technique. »

« J’ai travaillé jusqu’à la réalisation du moule final, qu’ils ont prise en charge parce qu’il s’agit d’une opération assez complexe. À partir de là, ils ont pris le relais. »

Tests de couleurs (à gauche: avant cuisson). Photo: G. de Beco

Le travail de mise au point

G. de B : « Je suis arrivé avec ma 3D et des plans de volume par tranches.  L’atelier a l’habitude de travailler les volumes complexes ou de grande échelle de cette façon, au moyen de strates découpées dans du carton, comme une multitude de gabarits. À partir de ces tranches, on a reformé le volume comme une sorte de mille-feuille. J’ai rempli les interstices avec de la terre et on a coulé le plâtre. Ensuite, on a affiné le volume jusqu’à avoir la forme qui convienne. »

« Le projet a énormément évolué. Le travail dans l’atelier de modelage l’a enrichi jusqu’à lui donner sa forme définitive. Ça s’est construit au fur et à mesure, en faisant l’expérience de la matière et de ses procédés de mise en forme, en testant des idées, des formes, des couleurs, en voyant ce qu’il était possible de faire ou non. J’ai retravaillé l’intérieur des bols pour leur donner à peu près la même contenance, pour rendre les silhouettes plus lisibles. Je les ai redessinés aussi en comprenant les possibilités de démoulage. J’ai pu tester des arêtes sur le premier bol que j’ai réalisé, le bol-chat, et m’en resservir ensuite sur le bol-oiseau »

« En montant le volume, je me suis notamment rendue compte que, perçue de l’extérieur, la paroi intérieure donnait un relief trop abrupt. Donc à l’atelier, nous avons opté pour une structure en double paroi, qui permet un contraste formel entre l’intérieur drapé et l’extérieur complètement lisse. Par ailleurs, l’effet isolant de l’air contenu entre les deux parois évite de se brûler les mains quand on saisit le bol rempli de café bouillant. »

« Au départ, j’avais imaginé les bols en blanc, pour mettre en valeur le relief et créer un contraste avec la silhouette noire dessinée par le liquide, lorsque le bol est rempli de café ou de chocolat.  Puis, dans l’atelier, on a évoqué la possibilité de la couleur. J’ai pu passer des heures dans la collection des couleurs, je me suis renseignée sur les questions de cuisson, de résistance… On a fait plusieurs tests avec de la couleur à l’extérieur, à l’intérieur… L’idée de mettre de la couleur à l’intérieur me plaisait assez. Ça ressemblait un peu à des fleurs, à des corolles, c’était assez beau. »

Géraldine de Beco est designer, diplômée de l’ENSCI en 2008, ainsi que de Sciences-Po Paris.

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